Mieux informer et accompagner les familles endeuillées : partage d’expérience avec Catherine Le Grand-Sébille, socio-anthropologue
Toutes les familles sont, à un moment ou à un autre, confrontées à la mort et à la perte, qu’il s’agisse du décès d’un enfant, d’un parent, d’un grand-parent ou d’un proche significatif. L'Unaf a souhaité ainsi ouvrir un espace de réflexion collective autour du deuil. Pour inaugurer cette démarche, l'Unaf a invité Catherine Le Grand-Sébille, Socio-anthropologue, afin de mieux comprendre les réalités familiales observées par le réseau Unaf-Udaf, et mesurer l’opportunité d’un investissement plus affirmé sur ce sujet. Pour mémoire, et pour faciliter le recours à des services d’accompagnement, l’Unaf vient d'ailleurs de signer une convention avec l’association « Dialogue et Solidarité ».
Toutes les familles sont, à un moment ou à un autre, confrontées à la mort et à la perte, qu’il s’agisse du décès d’un enfant, d’un parent, d’un grand-parent ou d’un proche significatif.
Le département « Parentalité et enfance » de l’Unaf a souhaité ainsi ouvrir un espace de réflexion collective autour du deuil, expérience familiale transversale, sans doute encore insuffisamment travaillée de manière structurée au sein du mouvement familial.
Pour inaugurer cette démarche, l’Unaf a invité Catherine Le Grand-Sébille, socio-anthropologue, reconnue pour ses travaux sur la mort, le deuil, les violences institutionnelles et la périnatalité, afin de l’aider à interroger, à partir des réalités familiales observées par le réseau Unaf-Udaf, l’opportunité d’un investissement plus affirmé de l’Unaf sur ce sujet.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large de décloisonnement des politiques familiales, à l’articulation du plaidoyer, de la recherche et des réponses concrètes apportées aux familles. Les échanges ont permis de faire émerger de nombreuses convergences avec les champs d’intervention déjà investis par l’Unaf.
Citons pour exemple les impacts majeurs sur les enfants et les adolescents.
Les discussions ont ainsi permis de souligner les liens documentés entre deuil non reconnu, décrochage scolaire, déscolarisation, ruptures successives et, dans certains parcours, entrée dans la délinquance. La banalisation de ces ruptures constitue un risque majeur pour les enfants, au même titre que pour les séparations parentales conflictuelles.
Pour faciliter le recours à des services d’accompagnement, l’Unaf vient de signer une convention avec l’association « Dialogue et Solidarité » : Mieux informer et accompagner les familles endeuillées : l’Unaf collabore avec l’Association « Dialogue & solidarité » | Unaf
Des continuités avec les dispositifs existants se dévoilent.
Les ateliers PEP’S ont été identifiés comme une source d’inspiration méthodologique : accueil de la parole des enfants, expression des émotions, sécurisation du cadre, travail sur les liens et la continuité de vie malgré la rupture. PEP’S – Parcours pour les Enfants de Parents Séparés | Unaf
Des expériences partenaires (parcours de reliance, groupes de parole pour enfants endeuillés) montrent que des formats proches existent déjà et pourraient être articulés au savoir-faire du réseau.
Enjeux économiques et sociaux.
Les travaux menés par l’Unaf sur les contrats obsèques, les frais funéraires, l’orphelinage, la transmission et la protection sociale rejoignent pleinement les problématiques du deuil, notamment sous l’angle des inégalités sociales face à la mort. Pour illustrer ceci, l’Unaf avait récemment alerté sur les dérives du marché des contrats obsèques dossier-de-presse-unaf-ufc.pdf.
La thématique constitue ainsi un terrain de réflexion, de plaidoyer et d’innovation, cohérent avec les valeurs de l’Unaf et avec son rôle de représentation et d’appui aux familles dans toutes les étapes de la vie.
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